La question de l’immigration en masse vers l’Europe : l’histoire des juifs aux U.S.A qui se répète…

L’histoire des Juifs aux États-Unis est liée aux vagues d’immigration européennes dues aux perspectives sociales et économiques des États-Unis d’Amérique et alimentées par l’antisémitisme et les persécutions des Juifs d’Europe. L’antisémitisme aux États-Unis a de fait toujours été moins répandu qu’en Europe…Avec environ 5 millions de personnes, la communauté juive américaine est la plus importante de la diaspora.

Mediterranean update 03 sept. 2015

Mediterranean update 03 sept. 2015

Le 22 août 1654, Jacob Barsimson, qui avait reçu, le 8 juillet 1654 l’ordre de son employeur, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales de se rendre à la Nouvelle-Amsterdam, est le premier juif à débarquer sur le territoire de ce qui allait devenir les États-Unis. Il est Hollandais. La première communauté juive est fondée quelques semaines plus tard en septembre 1654 par 23 Juifs fuyant Recife au Brésil qui, après avoir été hollandaise, vient d’être reconquise par les Portugais qui y ont rétabli l’Inquisition. Ces Juifs, dont les noms laissent penser qu’ils sont en majorité sépharades mais pour certains ashkénazes, et d’origine probablement néerlandaise, débarquent à la Nouvelle-Amsterdam et rapidement se heurtent à l’antisémitisme du gouverneur, Pieter Stuyvesant, calviniste convaincu et contre la diversité religieuse, bien décidé à chasser les juifs de la Nouvelle-Amsterdam. Il leur interdit le négoce avec les Indiens, le droit d’acheter une maison et le droit de vote. Il faut deux ans pour que la Compagnie hollandaise des Indes, l’employeur de Peter Stuyvesant, leur accorde ces droits, sous la pression des immigrants, Jacob Barsimson et Asher Lévy en tête, ce dernier devenant le premier Juif propriétaire immobilier en Amérique du Nord. Le gouverneur, continue cependant de leur interdire la construction d’une synagogue, même s’il doit les laisser pratiquer ce qu’il appelle leur « abominable religion ».

Face à l’hostilité de Peter Stuyvesant, la plupart des Juifs quittent la Nouvelle Amsterdam d’où les Hollandais sont eux-mêmes chassés par les Anglais dès 1664. Les colonies anglaises d’Amérique sont alors dominées par les Puritains, mais la diversité des sectes et les idées de John Locke profitent aux Juifs, pour la plupart sépharades, qui s’établissent à Newport en 1677, à Savannah en 1733, à Philadelphie en 1745, à Charleston en 1750. La congrégation Shearith Israel, fondée dès l’arrivée des Juifs à la Nouvelle-Amsterdam, établit la première synagogue sur Mill Street à New York en 1730. En 1740, le parlement anglais passe une loi permettant aux Juifs d’être naturalisés dans les colonies américaines et en 1763, la plus vieille synagogue américaine encore existante, la synagogue Touro est inaugurée à Newport. Les premiers sermons y sont donnés en espagnol par le rabbin Ḥayyim Isaac Carregal. En 1766, Isaac Pinto publie, à New-York, le premier livre de prières bilingue hébreu et anglais.

la synagogue Touro est inaugurée à Newport

la synagogue Touro est inaugurée à Newport

Les Juifs ont beaucoup moins souffert de l’antisémitisme en Amérique qu’en Europe, mais celui-ci n’a jamais été absent. Les propos méprisants de Peter Stuyvesant ont été cités plus haut ; les interdictions d’embauche de fonctionnaires juifs ont existé pendant une bonne partie du XIXe siècle. Pendant la guerre de Sécession, le général Grant expulse les Juifs des territoires sous son contrôle mais le président Lincoln annule rapidement cet ordre. Il faut aussi mentionner les nombreux hôtels, restaurants ou country-clubs interdits aux Juifs autour des années 1921…

D’aprés  l’ OIM (Organisation Internationale pour les Migrations)

Apatride – Individu sans nationalité, soit qu’il n’en ait jamais eu, soit qu’en ayant eu une, il l’ait perdue sans en acquérir une autre. L’état d’apatridie prive l’individu des droits – et supprime les devoirs – attachés à la nationalité à savoir, notamment, le droit à la protection diplomatique et le droit de revenir dans son pays d’origine. En droit international général, la Convention relative au statut des apatrides (1954) organise la condition juridique des apatrides et leur accorde un certain nombre de droits, notamment en matière économique et sociale.

Demandeur d’asile – Personne demandant à obtenir son admission sur le territoire d’un Etat en qualité de réfugié et attendant que les autorités compétentes statuent sur sa requête. En cas de décision de rejet, le demandeur débouté doit quitter le territoire de l’Etat considéré ; il est susceptible de faire l’objet d’une mesure d’expulsion au même titre que tout étranger en situation irrégulière, à moins qu’une autorisation de séjour lui soit accordée pour des raisons humanitaires ou sur un autre fondement.

Emigration – Action de quitter son Etat de résidence pour s’installer dans un Etat étranger. Le droit international reconnaît à chacun le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et n’admet sa restriction que dans des circonstances exceptionnelles. Ce droit au départ ne s’accompagne d’aucun droit d’entrer sur le territoire d’un Etat autre que l’Etat d’origine.

Gestion de la migration – Ensemble des décisions et des moyens destinés à la réalisation d’objectifs déterminés dans le domaine de l’admission et du séjour des étrangers ainsi que dans le domaine de l’asile et de la protection des réfugiés et autres personnes ayant besoin de protection.

Translated  by:  A/D/S/D   (Lansing – Michigan)
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