La Niaiserie de la France se faisant aisément duper par les Etat-Unis !

Le député de la 14ème circonscriptions de Paris Claude Goasguen a fortement critiqué la conduite des décideurs français et européens qui suivent docilement les recommandations des Etats-Unis.

no comment !

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«Il y a toujours un dindon de la farce. Les Européens perdent beaucoup d’argent à cause des sanctions. Mais les Américains y gagnent beaucoup. Ce sont les Américains qui bénéficient le plus des sanctions, mais les Européens, ils perdent tout. En France, on dit que nous sommes les dindons de la farce», a-t-il précisé.

Selon les estimations, les pertes économiques de l’UE par les sanctions imposées à la Russie atteignent 0.2% du PIB européen. Cette somme s’élève à 300 millions d’euros. Mais d’après le plan de Jean-Claude Junker, la même somme doit être investie en économie européenne cette année. C’est pour cette raison que les trois députés qui ont pris part à la conférence de presse – Thierry Mariani, Claude Goasguen et Yves Pozzo di Borgo – sont persuadés qu’il faut arrêter d’être le «dindon de la farce»  des américains, et restaurer la coopération avec la Russie.

Premiers promoteurs des sanctions antirusses, précocupés par l’unité et la sécurité ô combien fragiles de l’UE, les USA … ont augmenté de 23% leurs exportations vers la Russie alors donc que les exportations européennes ont chuté d’environ 10%.Quid des sanctions et des facteurs qui les auraient motivé ?
CQFD : l’Amérique a joliment berné le Vieux Continent en le coupant autant que possible de la Russie. Laissant aboyer, passez-moi ce vulgarisme, les élites politiques unionistes, ils n’ont pas arrêté le mouvement de leur caravane en diversifiant leurs échanges au détriment de cette UE dont Mme Nuland avait dit dans un style aussi peu élégant que clair ce qu’il convenait d’en faire. Pour autant, ce fameux traité transatlantique sur le libre-échange, finira-t-il par passer ? C’est certainement l’effet recherché. 

Il en ressort que l’espace européen n’est rien d’autre dans le cas présent qu’un immense terrain d’affrontement économique entre la Russie et les USA tout comme l’Ukraine est un terrain d’affrontement, dans un sens hélas plus strict, entre l’hégémonie otanienne et le souverainisme westphalien du continent eurasiatique. Il faut arrêter de raisonner en termes de sanctions. Celles-ci ne sont qu’un symptôme très secondaire d’une guerre sans merci dans laquelle l’Europe s’implique avec une maladresse suicidaire sans vraiment pouvoir définir son rôle.

thierry mariani

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Thierry  Mariani : En Crimée, on a pris plus de deux millions de gens en otage

Lors de la conférence de personnes, Thiery Mariani a déclaré qu’il ne fallait pas attendre «qu’un président américain en fin de mandat décide de faire un geste pour lever ce blocus», en faisant le parallèle avec l’embargo cubain, récemment levé par Washington. En Crimée plus de deux millions de personnes ne peuvent pas se rendre en Europe parce que les ambassades ne veulent pas leur donner de visas.

Les députés ont aussi mis en évidence que les Européens se font une fausse impression de la situation en Crimée. La majorité d’entre eux estiment que la Russie est l’agresseur mais cela n’est pas vrai.

«L’opinion publique c’est un peu comme l’impressionnisme. C’est un tableau qui se fait par de petites touches», a souligné Thiery Mariani. Mais les médias européens noircissent ces dernier temps l’image de la Russie. Par exemple, tous les défilés militaires russes sont un «signe d’agression», même celui du 9 mai, tandis que les défilés militaires français sont qualifiés de «sympathique».

Toute la délégation est persuadée qu’on peut changer cette image d’agresseur de la Russie en Europe, en racontant ce qu’ils ont vu en Crimée. «Je pense que nos témoignages doivent donner un autre sonne de cloche», a dit Mariani, car l’Europe a besoin de la Russie, même dans la lutte contre le terrorisme.

«Le meilleur moyen de combattre les tensions que certains outre-Atlantique veulent installer en Europe, c’est de renforcer notre coopération», a dit le responsable de la délégation française. Il a fustigé l’absence de logique de la politique de sanctions, qui empêche la coopération entre la Russie et l’Europe. «Au moment où on lève le blocus à Cuba, on accepte un autre blocus en Europe», a regretté l’ancien ministre.

«Même si les Etats-Unis auraient voulu que la guerre éclate, cette guerre n’a pas éclatée», a déclaré Claude Goasguen. 

Translated  by:  A/D/S/D   (Lansing – Michigan)

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