Ce que prépare Obama: un désordre général à une échelle inconnue depuis des siècles

 

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Un témoignage de première main sur l’aveuglement programmé et les méthodes de coercition des équipes du président Obama, qui conduisent à une transaction désastreuse avec le régime iranien.

Le général à la retraite Michael T. Flynn a servi pendant 33 ans dans l’armée américaine. Il a été nommé directeur de l’Agence des Renseignements militaires par le président Obama en 2012, ce qui a été le point culminant de sa carrière. Il pensait que son travail consistait à rapporter des faits, et non des fables. Il est vite devenu évident que ses supérieurs ne l’entendaient pas de cette oreille.

Ileana Ros-Lehtinen siège au Sous-comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Ted Deutsch en fait partie, au même rang. La semaine dernière, ils ont invité Flynn à délivrer son témoignage. Comme tous ceux qui sont préoccupés par les menaces qui visent l’Amérique et ses alliés, ils doivent réfléchir sérieusement à ce qui leur a raconté.

La question la plus pressante est celle de l’accord nucléaire avec les dirigeants iraniens que le président tente de conclure pour la fin du mois. Flynn a averti qu’il ne s’annonce pas «comme un arrangement permanent mais plutôt un cadre générique. L’échelle de temps de 10 ans n’a de sens que si l’Administration croit véritablement que le régime iranien modifiera ses options stratégiques. » Et on peut caractériser cette attente par la formule «prendre ses désirs pour des réalités.»

Les dirigeants iraniens continuent d’affirmer que toutes les recherches qu’ils ont entreprises en matière nucléaire -dans des sites enterrés sous les montagnes et des installations militaires- sont exclusivement dédiées à la production d’électricité et autres projets pacifiques. Mais ils ont aussi développé des missiles, sans doute pas comme moyen d’assurer le bourdonnement de  l’air conditionné dans les jardins d’enfants. Les missiles qu’ils possèdent aujourd’hui peuvent atteindre des cibles situées presque partout au Moyen-Orient. Les missiles qu’ils posséderont demain prédit Flynn « compteront des engins balistiques intercontinentaux capables de frapper le cœur de l’Amérique. »

L’exclusion du programme de missiles iraniens des sujets en négociation plonge Flynn dans la perplexité : « je ne vois pas comment les vecteurs des tirs (missiles ou systèmes de guidage sophistiqués) peuvent être exclus d’un accord. La capacité d’atteindre la cible est aussi importante que la puissance des coups, tout comme dans la boxe. »

Développant ses remarques dans un témoignage écrit, Flynn soulignait que l’accroissement des capacités de l’Iran devait être analysé à la lumière de ses intentions. Mais dit-il, la Maison-Blanche a refusé de «tenir compte des avertissements fréquents issus de notre communauté du renseignement, surtout les Renseignements de la Défense, concernant les comportements hégémoniques de la République islamique d’Iran. » En d’autres termes, le Guide suprême de l’Iran et ses Gardes révolutionnaires islamiques ont clairement signifié leur intention d’étendre leur empire théocratique sur le Moyen-Orient.

Flynn a expliqué aux Représentants -avec plus de tact que j’en use ici- que les politiques d’Obama sont en train d’échouer, pas seulement dans le cas de l’Iran mais aussi avec le groupe de l’État islamique et Al Qaïda. Les pertes humaines en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, et en Irak depuis l’évacuation des États-Unis la même année, s’élèvent à plus de 200.000 morts sans le moindre signe de fin du carnage à une échéance proche. La Libye et le Yémen sont dans le chaos. La Russie, la Chine et la Corée du Nord tirent avantage de l’apparence d’impuissance de l’Amérique. La voie est libre.

Non seulement Obama ne demande pas à ses conseillers de lui proposer une alternative politique, mais «quiconque lui en suggérerait une serait immédiatement expulsé du cercle dirigeant. »

Flynn sait de quoi il parle. En supposant que j’aie correctement interprété les preuves qu’il a apportées, et je suis sûr que c’est bien le cas, il a été démis de ses fonctions de chef des Renseignements militaires l’an dernier pour avoir refusé de se conformer à la ligne de l’administration pour qui le « risque de guerre » s’éloignait et les terroristes étaient « en déroute. » Reprendre ce genre d’affirmation aurait été pour lui l’assurance d’une carrière dopée, mais il aurait fait preuve de malhonnêteté à un moment où tous les officiers supérieurs des renseignements sont bien conscients que les conflits déclenchés par ceux veulent le triomphe de l’islam sur le monde se généralisent, s’intensifient  et s’accélèrent.

La Maison-Blanche souligne que si l’Iran signe un accord nucléaire et se risque à le  violer, les Renseignements américains ne seront pas pris de court. Comme tous ceux qui savent ce que les réseaux américains peuvent et ne peuvent pas faire, Flynn est sceptique. Il cite une récente étude du Bureau des Sciences de Défense aboutissant à la conclusion que « les missiles ingénieux et les partisans de la prolifération nucléaire» ont le dessus «dans le jeu du chat et de la souris avec les États-Unis et la communauté internationale.»

Il y a peu de temps, Obama disait que l’absence d’accord avec l’Iran serait préférable à un mauvais accord. Si cette affirmation était encore sur la table, la partie américaine pourrait quitter les négociations en cas de refus de l’Iran «d’ouvrir toutes ses sites scientifiques, militaires, et ses installations nucléaires, aux inspections internationales.»

Les dirigeants iraniens ont fait savoir qu’ils ne l’accepteraient jamais. Ce qu’ils permettraient tout au plus, ce serait « un accès programmé » qui leur laisserait toute latitude pour décider où les inspecteurs pourraient aller et quand. N’auraient-ils pas alors la permission de cacher ce qu’ils ne veulent pas que les inspecteurs voient ? La question contient sa propre réponse.

Le président et ses partisans disent que si nous n’obéissons pas aux conditions iraniennes d’un accord, on aura la guerre. Flynn a expliqué au Congrès que l’on pourrait envisager toute une variété d’options, et il a abordé les points clés de certaines d’entre elles. Cependant le point principal pour lui, c’est que «nous sommes face à des éléments très radicalisés dans les rangs des extrémistes islamiques sunnites et chiites. » Cela le conduit à une conclusion sévère : « le refus de l’Administration de faire état d’une réalité que nous pouvons parfaitement comprendre est au-delà de l’irresponsabilité.»

Flynn regrette qu’à moins d’un renversement radical, le résultat ne soit « un désordre général à une échelle inconnue depuis des siècles. Nous n’aurions plus de moyens d’anticiper le risque, encore moins de le gérer et de le contenir. Les illusions sont innombrables dans cette période, mais celui qui plaide en faveur d’un Iran doté de capacités nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux est plus un pyromane qu’un pragmatique.»

Si les mises en garde de Flynn commencent à résonner dans l’enceinte du Capitole, je voudrais espérer qu’une importante majorité de membres du Congrès -Démocrates aussi bien que Républicains- s’oppose avec vigueur à tout accord avec l’Iran où l’on « prend ses désirs pour des réalités.» Mais c’est peut-être prendre moi-même mes désirs pour des réalités.

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